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Vendredi 10 avril 2009

Les Evangiles racontent avec force détails les dernières heures de Jésus avant sa mort. Sa dernière parole recensée est un cri de victoire : en grec tetelestai ; en français : Tout est accompli !

Il faut noter que les Evangiles ne disent pas que Jésus est mort, mais "qu'il a rendu l'esprit", c'est-à-dire qu'il s'est lui-même rendu à la mort pour mieux triompher d'elle.

  L'expression tetelestai a été retrouvée sur des documents antiques du temps de Jésus. Elle pouvait avoir plusieurs significations intéressantes.

 

1°) On la retrouve en en-tête de documents commerciaux indiquant que le montant a été payé en totalité. Le premier sens est donc : "Tout est payé". De quoi Jésus voulait-il parler ?

Il voulait certainement parler de notre dette envers Dieu, des offenses que nous avons commises et qui nous condamnent devant le jugement de Dieu. Christ le Juste a payé notre dette à nous, injustes !

 

2°) On a retrouvé cette expression dans la bouche des artistes devant leur œuvre achevée. "Tetelestai", mon chef d'œuvre est complet, rien ne peut y être ajouté. Quel était le chef d'œuvre de Christ ? Il est né en tant qu'homme pour accomplir parfaitement la volonté de Dieu. Il est le seul homme de l'histoire de l'humanité à être obéissant au Père de sa naissance à sa mort. Il est le Parfais, le Juste, le Saint. Sa vie est un chef d'œuvre, sa mort est un chef d'œuvre et sa résurrection en est le couronnement.

 

3°) L'expression "tetelestai" était aussi utilisée par les maçons lorsqu'un Temple ou un bâtiment était terminé. "Tout est accompli", j'ai suivi scrupuleusement les plans de l'architecte, tout a été fait dans les règles de l'art et le dernier élément vient d'être mis en place. L'œuvre est achevée. En effet, la vie de Jésus était prédestinée à se terminer dans une mort cruelle et injuste pour payer notre dette. Si Jésus avait échappé à cette mort, son œuvre aurait été un échec. Si Jésus n'avait pas souffert jusqu'à la dernière heure, s'il avait pris cette boisson mêlée de fiel pour anesthésier la douleur, s'il avait essayé d'échapper à la condamnation de Pilate en se déclarant innocent, il aurait échoué sa mission.

Car l'Ecriture annonçait déjà sept siècles auparavant que le Messie serait ...

“ blessé pour nos péchés, brisé pour nos iniquités; le châtiment qui nous donne la paix est tombé sur lui, et c’est par ses meurtrissures que nous sommes guéris. Nous étions tous errants comme des brebis, chacun suivait sa propre voie; et l’Eternel a fait retomber sur lui l’iniquité de nous tous. Il a été maltraité et opprimé, et il n’a point ouvert la bouche, semblable à un agneau qu’on mène à la boucherie, à une brebis muette devant ceux qui la tondent; il n’a point ouvert la bouche.” (Esaïe 53:5-7)

 

Tout est accompli ! Tout est payé ! Tout est achevé !

Qu'est-ce que cela signifie pour moi aujourd'hui ?

* Cela signifie que je peux recevoir le pardon de mes fautes en me tournant vers Jésus-Christ, le crucifié et le ressuscité.

* Cela signifie que je n'ai pas besoin de me sacrifier, de me mortifier, d'accomplir des pèlerinages, ou des rites compliqués pour être réconcilié avec mon Créateur : la mort de Christ en sacrifice a pleinement satisfait la justice de Dieu qui l'a frappé à ma place.

Ce qu'il me reste à faire est de me repentir, de reconnaître mes offenses envers Dieu et les hommes, et de les abandonner aux pieds de Christ en le recevant comme Sauveur personnel.

Par Emmanuel Bozzi - Publié dans : regardbiblique
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Mardi 24 mars 2009

Une petite information est passée totalement inaperçue en France. Mosab Hassan Yousef, fils du Cheik Hassan Youssef, un député et leader du Hamas aujourd'hui en prison, dénonce les méfaits du Hamas, l'obscurantisme de l'Islam et annonce qu'il est devenu croyant en Jésus-Christ le Sauveur et Seigneur.

  Le Dieu de la Bible aime toutes ses créatures et Il offre son pardon à tous les hommes qui veulent le recevoir. Lorsque nous comparaîtrons devant Dieu, Il ne nous demandera pas de quelle obédience, de quelle paroisse, de quelle religion nous sommes : Il regardera si notre nom est dans le livre de vie de l'Agneau (Apocalypse 20/15). L'Agneau est unique, il s'agit de Jésus-Christ, mort en sacrifice pour nos péchés il y a 2000 ans environ. Il était l'Envoyé de Dieu, l'image de Dieu, l'incarnation de Dieu. Il était le Messie annoncé depuis des siècles par les prophètes d'Israël et dans son amour il a été frappé pour nos péchés.

Dieu a aimé Yousef, et il raconte comment les choses se sont passées pour lui.

 

Jeune palestinien, fils d'un leader du Hamas, il a naturellement participé à l'Islam fondamentaliste et à l'Intifada contre Israël. Au lycée de Ramallah, il devint vite le leader islamiste (grâce à l'aura de son père). Il se heurte aux partisans du Fatah et milite pour la guerre terroriste contre Israël. A la fin des examens, Yousef est arrêté, battu, interrogé pendant trois mois et emprisonné par les israéliens. Il se retrouve dans une prison israélienne où les prisonniers du Hamas ont établi un gouvernement interne et dirigent les autres prisonniers. Lui qui connaissait l'Islam par son père (un homme sincère et pratiquant à ses yeux) est choqué de voir le comportement de leaders du Hamas dans cette prison : avidité, avarice, vol de nourriture, favoritisme… mais surtout il découvre que les leaders du Hamas en prison torturent et tuent d'autres prisonniers, s'ils sont seulement soupçonnés de collusion avec les geôliers israéliens ! Il est le témoin de choses abominables, des prisonniers battus, fouettés, torturés avec des aiguilles sous les ongles, des morceaux de plastic brûlant sur la peau, attachés à une chaise pendant des jours… Il n'avait que dix-huit ans et ne pouvait pas dormir quand il entendait les cris des torturés. Pendant ses trois ans de détention il a compté seize palestiniens tués par leurs propres frères dans cette prison. Dans une interview, il donne le nom d'un habitant de Ramallah (Muhammad Abu Shaqra) que tous croyaient morts aux mains des israéliens. Il témoigne courageusement que c'est le Hamas qui l'a tué dans sa prison !

 

Après sa libération, Yousef part aux Etats-Unis pour échapper à tout cela et découvre le christianisme à travers la Bible. Par le témoignage d'une église évangélique, il a accepté Jésus comme son Sauveur et Seigneur. Il en témoigne ouvertement et il sait que sa vie est désormais en danger en permanence.

 

D'ailleurs, un site islamiste s'est empressé de lancer une fatwa de mort à son encontre. Le 21 août 2008, le groupe Global Islamic Media Front (Front Islamique Global des Media) affilié à Al-Quaeda, a déclaré à travers Abu al-Harith al-Ansari, un de ses leaders, les choses suivantes :


1. Les musulmans doivent annoncer leur désaveu des actions d'Yousef et demander le pardon de Dieu sur lui.

2. Comme les Etats-Unis sont dangereux et attaquent l'Islam, les institutions évangéliques du Christianisme sont dangereuses aussi.

3. Bien que les critiques d'individus par Yousef ne soient pas liées à l'Islam, ses critiques de la direction du Hamas ont des mérites. Le Hamas doit être prêt à revoir ses actions et à rechercher la direction de l'Islam dans ses décisions futures.

4. En raison de son apostasie, Yousef est faible d'esprit.

5. Yousef est allé aux Etats-Unis pour chercher du travail. Cependant, on interdit l'immigration d'un Musulman à un pays non-islamique pour le travail.

6. L'oppression israélienne et du Hamas dans la Bande de Gaza sont probablement la plus grande raison de l'apostasie d'Yousef. Cela ne le justifie pas, mais il est possible que Dieu le guide pour retourner à l'Islam.

S'il revient à l'Islam, tant mieux, mais s'il ne fait pas, son destin est comme un infidèle sans honneur. Le prophète Muhammad a dit, "Qui change de religion, tuez-le." Yousef ne devrait pas avoir droit à des funérailles et il ne devrait pas être enterré avec des Musulmans. C'est son destin conformément à la loi de Dieu."

  (Traduit de l'anglais du site jihadica.com). (Texte en arabe pdf)

Son interview par un journaliste américain est disponible en français à cette adresse (1ère partie) et la suite ici

L'interview filmée en anglais sur ce qui a choqué Yousef dans l'Islam se trouve sur memritv.org (inscription gratuite).

Reportage et interview au sujet de Yousef sur Foxnews, ici.

Par Emmanuel Bozzi - Publié dans : regardbiblique
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Lundi 23 mars 2009
Les récents propos du pape condamnant l'usage du préservatif alors qu'il était en route vers l'Afrique et que la journée mondiale du SIDA s'approchait, a suscité une très vive controverse dans le monde.

Des chefs d'Etat, des hommes politiques, le quai d'Orsay en France, des organisations humanitaires et de nombreux catholiques se sont insurgés contre cette "petite phrase".

Après le retour de la messe en latin, la polémique de la réintégration des évêques intégristes et un cheminement théologique qui renie plusieurs points du concile d'ouverture Vatican II, Benoît XVI développe une image d'homme d'église rétrograde et borné.

Un sondage français à chaud de l'Ifop publié dans le Journal du Dimanche (http://www.lejdd.fr/sondages/137.html) montre que 43% des catholiques français souhaitent que ce pape s'en aille !

Comme d'habitude, je propose de dépasser l'émotion et d'analyser l'événement en apportant l'éclairage biblique sur la question.

 

Les propos exacts dans leur contexte

Il faut tout d'abord remettre les propos de Benoît XVI dans leur contexte. On en trouve le texte français sur l'agence de Presse Zenit (www.zenit.org) :

Question - Votre Sainteté, parmi les nombreux maux qui affligent l'Afrique, il y a également en particulier celui de la diffusion du sida. La position de l'Eglise catholique sur la façon de lutter contre celui-ci est souvent considérée comme n'étant pas réaliste et efficace. Affronterez-vous ce thème au cours du voyage ?

Benoît XVI -  Je dirais le contraire : je pense que la réalité la plus efficace, la plus présente sur le front de la lutte contre le sida est précisément l'Eglise catholique, avec ses mouvements, avec ses différentes réalités. (...) Je dirais qu'on ne peut pas surmonter ce problème du sida uniquement avec des slogans publicitaires. Si on n'y met pas l'âme, si on n'aide pas les Africains, on ne peut pas résoudre ce fléau par la distribution de préservatifs : au contraire, le risque est d'augmenter le problème. La solution ne peut se trouver que dans un double engagement : le premier, une humanisation de la sexualité, c'est-à-dire un renouveau spirituel et humain qui apporte avec soi une nouvelle manière de se comporter l'un avec l'autre, et le deuxième, une véritable amitié également et surtout pour les personnes qui souffrent, la disponibilité, même au prix de sacrifices, de renoncements  personnels, à être proches de ceux qui souffrent. (…)

Cette version a été légèrement retouchée par le Vatican. La version enregistrée par les journalistes dans l'avion qui menait Benoît XVI au Cameroun est la suivante :

« Je dirais qu’on ne peut pas vaincre ce problème du sida uniquement avec de l’argent, qui est nécessaire. S’il n’y a pas l’âme, si les Africains ne s’aident pas, on ne peut le résoudre en distribuant des préservatifs. Au contraire, ils augmentent le problème. »


Que voulait dire le pape ?

Tout simplement que la distribution de préservatifs ne résoudra pas seule le problème de l'épidémie de Sida en Afrique, mais qu'il doit y avoir aussi un changement de mentalité avec une sexualité plus responsable, plus humaine, basée sur l'amour plus que sur la pulsion.

Pourquoi dit-il que la distribution de préservatifs augmente le problème ?

Parce que, à ses yeux, elle éloigne de ce changement de mentalité, elle encourage une sexualité débridée puisqu'elle promet une protection contre la maladie.


Ses paroles sont-elles dangereuses ?

Si les personnes influencées par le pape négligent d'utiliser les préservatifs tout en ayant une sexualité à risque (changement fréquent de partenaire) parce que le pape laisse entendre que le préservatif aggrave le problème, oui, ces paroles sont dangereuses.
Pour être honnête, le pape n'a pas dit qu'il fallait avoir des rapports non protégés. Néanmoins, ses propos peuvent être mal interprétés et mal compris.


Où est le problème ?

Si on regarde de près les paroles de Jésus de Nazareth, le Fils de Dieu, on voit qu'il ne s'est pas occupé de faire la morale à ses concitoyens, mais qu'il les a ramenés à Dieu, à une foi sincère et repentante. Jésus, par contre, a souvent dénoncé l'hypocrisie des chefs religieux qui "lient des fardeaux pesants, et les mettent sur les épaules des hommes, mais ne veulent pas les remuer du doigt." (Matthieu 23:4).

Les apôtres de Jésus qui ont participé à la fondation de l'Eglise de Jésus-Christ après sa résurrection, ont encore moins fait de leçons de morale ! Ils prêchaient la repentance et la foi en Jésus-Christ ressuscité :

“Sachez donc, hommes frères, que c’est par [Jésus] que le pardon des péchés vous est annoncé, et que quiconque croit est justifié par lui de toutes les choses dont vous ne pouviez être justifiés par la loi de Moïse.” (Actes 13:38-39).

Ils ont prêché le pardon et la transformation de Dieu par la grâce, message opposé des légalistes qui prêchaient la bonne conduite sous la loi pour essayer de plaire à Dieu.

 

Qu'est-ce que les chrétiens doivent annoncer ?

Le problème du pape et des catholiques est qu'ils n'enseignent pas la nouvelle naissance spirituelle annoncée par Jésus :

“En vérité, en vérité, je te le dis, si un homme ne naît de nouveau, il ne peut voir le royaume de Dieu.” (…) “Jésus répondit: En vérité, en vérité, je te le dis, si un homme ne naît d'eau et d’Esprit, il ne peut entrer dans le royaume de Dieu. Ce qui est né de la chair est chair, et ce qui est né de l’Esprit est esprit.” (Jean 3:3,5-6).

 

Les hommes qui ne sont pas nés de nouveau –qu'ils soient catholiques ou non- sont sous l'emprise de leurs pulsions naturelles et non sous l'emprise de Dieu. En conséquence, ils vont se plaire dans des pratiques condamnées par Dieu et vont regarder avec mépris les commandements de Dieu :

“Nous savons, en effet, que la loi est spirituelle; mais moi, je suis charnel, vendu au péché. (…) Car je ne fais pas le bien que je veux, et je fais le mal que je ne veux pas. Et si je fais ce que je ne veux pas, ce n’est plus moi qui le fais, c’est le péché qui habite en moi.” (Romains 7:14, 19-20).

 

Le chrétien n'est pas là pour donner des leçons de morale à des personnes sous l'esclavage de leurs passions, mais pour annoncer la Bonne Nouvelle de Jésus-Christ : nous pouvons être pardonnés, réconciliés avec Dieu par la foi en Jésus-Christ qui a payé notre dette, et nous pouvons être transformés pour devenir juste à l'intérieur (et non en apparence).

 

Doit-on prêcher le préservatif ?

Personne n'est neutre dans l'affaire. Les chrétiens défendent l'idée que la sexualité est réservée au conjoint dans le mariage d'amour. Les libres penseurs défendent l'idée que la sexualité doit être assouvie en toute occasion, sans retenue. Ces derniers poussent à fond pour le préservatif car ils pensent qu'il leur permet d'assouvir leurs fréquents changements de partenaire sans risque. Or, le préservatif ne protège pas à 100% du Sida, surtout s'il est mal utilisé.

Il est donc aussi dangereux de dire que le préservatif ne sert à rien que de dire qu'il protège à 100%.

L'avantage du préservatif est qu'il est peu coûteux et pratique à transporter et utiliser. Son inconvénient est qu'il présente des faiblesses (s'il est périmé, s'il est abîmé, s'il est réutilisé, s'il est trop petit ou trop grand, etc.).

A mon avis, il faut mettre autant de moyens dans l'éducation que dans les distributions de préservatif. En visitant le Cameroun, j'ai été frappé par les publicités d'Etat contre le Sida qui prônent la fidélité et l'abstinence, idées qui sont absentes en France. Si je suis fidèle à mon conjoint sain et qu'il m'est fidèle, je diminue d'autant les risques d'avoir le Sida (mais pas d'autres maladies vénériennes). Si je n'ai pas de partenaire officiel, il vaut mieux s'abstenir que de prendre des risques.

Par expérience, il y a plus d'accomplissement dans l'amour et la fidélité à une personne que dans une suite de rencontres d'un soir.

Le besoin d'éducation et d'information est immense. Les ados de notre époque apprennent la sexualité sur les sites pornographiques d'Internet. Or la pornographie est une horrible déformation de la sexualité humaine. La femme y est généralement une esclave de l'homme et les pratiques peuvent encourager la violence voire les comportements pervers et dangereux (viols, pédophilie, torture, etc.).

La sagesse est dans la Bible

La sexualité inventée par Dieu, dans la Bible, n'est jamais séparée de l'amour entre un homme et une femme. L'infidélité, la course au plaisir égoïste sont sévèrement condamnés.

La sagesse de Dieu, qui a créé la sexualité, est qu'elle soit utilisée à bon escient. Dieu met en premier l'amour, le don de soi à l'autre dans le couple.

“Que ta source soit bénie, Et fais ta joie de la femme de ta jeunesse, Biche des amours, gazelle pleine de grâce: Sois en tout temps enivré de ses charmes, Sans cesse épris de son amour. Et pourquoi, mon fils, serais-tu épris d’une étrangère, Et embrasserais-tu le sein d’une inconnue?” (Proverbes 5:18-20).

"Ne savez-vous pas que les injustes n'hériteront pas du royaume de Dieu? Ne vous y trompez pas: ni ceux qui vivent dans l'immoralité sexuelle, ni les idolâtres, ni les adultères, ni les travestis, ni les homosexuels, ni les voleurs, ni les cupides, ni les ivrognes, ni les calomniateurs, ni les exploiteurs n'hériteront du royaume de Dieu. Et c'est là ce que vous étiez, certains d'entre vous. Mais vous avez été lavés, mais vous avez été sanctifiés, mais vous avez été justifiés au nom du Seigneur Jésus et par l'Esprit de notre Dieu. (1 Corinthiens 6:9-11).

La sexualité sans contrôle, sans amour sincère, devient rapidement une addiction qui ne satisfait plus. Elle empêche d'avoir des relations normales avec les autres et d'aimer de façon désintéressée.

Par Emmanuel Bozzi - Publié dans : regardbiblique
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Vendredi 12 septembre 2008

On peut penser ce que l'on veut de Benoit XVI et de la personnalité des papes, il est une question que tout chrétien doit poser avec honnêteté :  Jésus-Christ a-t-il institué la papauté ? Ou en d'autres termes, le pape est-il le représentant légitime de Christ sur la terre ?

Cet article est un peu plus développé que d'autres afin d'être plus objectif et plus complet car la question est essentielle !

- Définition catholique du pape selon le Code de droit canonique §331 :

"L'évêque de l'Eglise de Rome, en qui demeure la charge que le Seigneur a donnée d'une manière singulière à Pierre, premier des apôtres, et qui doit être transmise à ses successeurs, est le chef du collège des évêques, Vicaire du Christ et Pasteur de l'Eglise tout entière sur cette terre; c'est pourquoi il possède dans l'Eglise, en vertu de sa charge, le pouvoir ordinaire, suprême, plénier, immédiat et universel qu'il peut toujours exercer librement."

- Pour résumer : l'évêque de Rome est successeur de Pierre et reçoit tout ce que Pierre a reçu, c'est-à-dire qu'il est vicaire du Christ, chef et berger de l'Eglise, avec toute autorité.

- Comment voulons-nous répondre à une telle question sur la validité du pape ?

"C'est en référence à l'Écriture sainte que l'Eglise doit sans cesse vérifier la rectitude de sa foi. " (Catéchisme des Evêques de France § 62).

Nous voulons donc examiner les Saintes Ecritures pour déterminer la validité de ces prétentions.

1) Jésus a-t-il institué un vicaire sur son Eglise ?

- Définition du mot "pape" : du grec pappas voulant dire "papa" ou "père".

- Définition de "vicaire" : selon le dictionnaire : remplaçant, suppléant avec tous les pouvoirs. L'expression "vicaire du Christ" en grec donne "Antichrist". Coïncidence ?

- Définition du "Souverain Pontife" : titre romain Pontifex Maximum, bâtisseur de ponts, chef de la religion païenne. L'empereur Constantin (4e s.) avait ce titre et l'a gardé après être devenu chrétien.

- Christ a-t-il demandé qu'un évêque soit appelé "pape", "saint Père", "souverain pontife" ?

            --> Non, il l'a interdit : Matthieu 23/9 "N’appelez personne votre Père sur la terre: car vous n’en avez qu’un, le Père céleste." (Bible de Jérusalem - BJ)

- Qui est le Chef permanent de l'Eglise selon la Bible ?

            --> Jésus-Christ, selon Ephésiens 1/22 "Il [Dieu] a tout mis sous ses pieds [Jésus], et l’a constitué, au sommet de tout, Tête pour l’Église" (BJ)

- Qui remplace Christ depuis qu'il est monté au ciel et qui  nous aide à demeurer dans la vérité de Jésus ?

--> Le Saint-Esprit, selon Jean 14/16, 25-26; 16/13 "et je prierai le Père et il vous donnera un autre Paraclet, pour qu’il soit avec vous à jamais (…) Je vous ai dit cela tandis que je demeurais près de vous. Mais le Paraclet, l’Esprit Saint, que le Père enverra en mon nom, lui, vous enseignera tout et vous rappellera tout ce que je vous ai dit. (…) Mais quand il viendra, lui, l’Esprit de vérité, il vous introduira dans la vérité tout entière; car il ne parlera pas de lui-même, mais ce qu’il entendra, il le dira et il vous dévoilera les choses à venir." (BJ)

- Christ a-t-il établi un successeur pour assurer son sacerdoce ?

--> Non, selon Hébreux 7/23-24 "De plus, ceux-là sont devenus prêtres en grand nombre, parce que la mort les empêchait de durer; mais lui [Jésus], du fait qu’il demeure pour l’éternité, il a un sacerdoce immuable." (BJ)

 Les théologiens du Vatican rétorqueront que Jésus a établi Pierre comme pape en Matthieu 16/18 "Eh bien! moi je te dis: Tu es Pierre, et sur cette pierre je bâtirai mon Église, et les Portes de l’Hadès ne tiendront pas contre elle." (BJ)

2) Pierre était-il le premier pape ?

- Que voulait dire Jésus en Matt 16/18 ? En tout cas, il ne parle pas de succession, d'autorité suprême, ni de vicaire.

- Les historiens de l'Eglise nous apprennent que parmi les Pères de l'Eglise des trois premiers siècles, AUCUN n'attribue cette parole de Jésus à l'évêque de Rome comme successeur de Pierre et aucun n'y voit l'établissement de l'office papal !

- Tous interprétaient cette parole dans le sens que Jésus est la pierre ou bien que c'est la confession de foi de Pierre (au v.16).

- Comment Pierre interprétait-il ce jeu de mot sur la pierre ?

            --> Il affirme que la pierre, c'est Jésus ! Actes 4/11 "C’est lui la pierre que vous, les bâtisseurs, avez dédaignée, et qui est devenue la pierre d’angle." (BJ); 1Pierre 2/4 "Approchez-vous de lui, la pierre vivante, rejetée par les hommes, mais choisie, précieuse auprès de Dieu." (BJ)

- Pierre a-t-il reçu les clefs du Paradis ?

            --> Non, c'est Jésus : Apoc 1/18 "…le Vivant; je fus mort, et me voici vivant pour les siècles des siècles, détenant la clef de la Mort et de l’Hadès." (BJ)

- Les clefs du Royaume correspondent à l'apport de l'Evangile aux peuples (Jérusalem d'abord, puis les païens ensuite). Ces clefs pour lier et délier ont aussi été données aux autres apôtres (voir Matt 18/18).

- Pierre a-t-il reçu autorité sur les autres apôtres ?

Les théologiens catholiques s'appuient sur Luc 22/32 "Mais moi j’ai prié pour toi, afin que ta foi ne défaille pas. Toi donc, quand tu seras revenu, affermis tes frères." (BJ) et Jean 21/16 "Oui, Seigneur, lui dit-il, tu sais que je t’aime. Jésus lui dit: Pais mes brebis." (BJ)

- En d'autres termes, Pierre devait-il affermir tous les autres et diriger les autres pasteurs ?

 --> Non, c'est Dieu qui affermit : 1Pierre 5/10 "Quand vous aurez un peu souffert, le Dieu de toute grâce, qui vous a appelés à sa gloire éternelle, dans le Christ, vous rétablira lui-même, vous affermira, vous fortifiera, vous rendra inébranlables." (BJ)

--> C'est chaque pasteur qui pait son troupeau : 1Pierre 5/2 "Paissez le troupeau de Dieu qui vous est confié, veillant sur lui, non par contrainte, mais de bon gré, selon Dieu; non pour un gain sordide, mais avec l’élan du cœur." (BJ)

 --> C'est Jacques qui préside le Concile de Jérusalem (Actes 15/13) et qui est nommé avant Pierre dans la liste des apôtres en Galates 2/9.

 

- Comment se définit donc la mission de Pierre dans le N.T. ?

            --> Il se présente comme un serviteur, un ancien comme les autres et un apôtre (envoyé) de Jésus-Christ (1Pierre 1/1; 5/1; 2Pierre 1/1). Il dit lui-même que Dieu l'a appelé à évangéliser les non-juifs (Actes 15/7).

            --> Paul dit en Galates 2/8 que Pierre est l'apôtre des circoncis (des juifs). Cela ne contredit pas Actes 15/7 parce que Pierre a ouvert l'Evangile aux non-juifs mais s'est surtout occupé des églises de juifs messianiques.

- Pierre a-t-il dirigé les premières églises ?

--> Non, il était apôtre c'est-à-dire un fondateur d'églises itinérant comme l'apôtre Paul.

- Pierre était-il célibataire ?

            --> Non, puisque suivant Matthieu 8/14 il avait une belle-mère : "Étant venu dans la maison de Pierre, Jésus vit sa belle-mère alitée, avec la fièvre." (BJ); et que suivant 1Corinthiens 9/5 il avait une épouse qui voyageait avec lui : "N’avons-nous pas le droit d’emmener avec nous une femme chrétienne, comme les autres apôtres, et les frères du Seigneur, et Céphas?" (BJ) [Céphas est l'autre nom de Pierre - Jean 1/42].

- Pierre a-t-il été évêque de Rome ?

-->  On ne possède aucun témoignage biblique ou historique de ce fait.

 - Pierre a-t-il nommé un successeur ?

-->    Aucune preuve biblique ou historique.

--> Les apôtres n'ont pas eu de successeur au sens propre : ils ont établi des pasteurs ou évêques sur les églises qu'ils fondaient. Ces pasteurs ne recevaient pas un pouvoir particulier. Les apôtres ont formé la fondation de l'Eglise (Eph 2/20) et les pasteurs en construisent les murs.

--> Les historiens nous apprennent que jusqu'au 16e s. l'évêque de Rome était élu par la population et non par les cardinaux. C'est le premier Concile de Latran en 1059 qui décide que ce sont désormais les cardinaux qui éliront le pape !

--> Il n'y a pas eu de pape universel pendant des siècles.

- Grégoire 1er dit "le Grand" (540-604), bien qu'un des plus éminents évêques de Rome, reconnaissait les quatre patriarches (Constantinople, Alexandrie, Antioche et Jérusalem) comme co-leaders de l'Eglise dont Christ était la tête suprême. Une fois au VIe siècle, l'évêque Jean de Constantinople se proclama officiellement "évêque universel", et l'évêque de Rome Grégoire lui écrivit une lettre bien sentie en disant : "Par quelle audace ou par quel orgueil vous efforcez-vous de vous arroger un titre nouveau qui peut scandaliser tous les frères? S'emparer de ce titre impie, c'est imiter Satan ! Que direz-vous au terrible jour du jugement à venir, vous qui aspirez à être appelé non seulement évêque mais aussi évêque universel ?" (source History of the Christian Church, Philip Schaff, vol.4, Hendrickson Publishers). Malheureusement, les évêques de Rome qui ont suivi n'ont pas tenu compte de cet avertissement.


Les théologiens du Vatican rétorqueront que les papes servent à garder le dogme et la parole du Christ.

3) La papauté a-t-elle continué l'œuvre de Christ ?

- Nous allons voir qu'un certain nombre de faits majeurs attachés à la papauté sont en contradiction directe avec les enseignements de Jésus.

- Les papes ont très vite mélangé la religion et la politique, en contradiction avec les paroles de Jésus en Marc 12/17 "Rendez à César ce qui est à César et à Dieu ce qui est à Dieu. Et ils étaient fort surpris à son sujet." (BJ) et Jean 18/36 "Mon royaume n’est pas de ce monde. Si mon royaume était de ce monde, mes gens auraient combattu pour que je ne sois pas livré aux Juifs. Mais mon royaume n’est pas d’ici." (BJ)

- Grégoire VII (1073-1085), par ex., se déclara "pape universel" et publia le Dictatus Papae dont voici plusieurs points :

Point 2 : Seul le Pontife romain mérite d'être appelé universel.

3 : Seul il peut déposer ou absoudre les évêques.

12 : Il lui est permis de déposer les empereurs.

20 : Personne ne peut condamner une décision du Siège apostolique.

22 : L'Église romaine n'a jamais erré, et ne pourra jamais errer.

26 : Celui qui n'est pas avec l'Église romaine n'est pas considéré comme catholique.

27 : Le pape peut délier les sujets du serment de fidélité fait aux injustes.

- Innocent III (1198-1216) commanda aux rois (dont Philippe Auguste de France) et utilisa les fausses décrétales pour asseoir son autorité. Il ordonna des croisades (notamment 60.000 morts à Béziers contre les Albigeois) et exigea que les juifs portent un badge.

- La fausse donation de Constantin montre comment le pape Etienne II s'est octroyé au 8e siècle la possession de nombreux territoires, dont Latran et le Vatican, à partir d'un document forgé de toutes pièces. C'est Lorenzo Valla, en 1440 qui en a fait la démonstration imparable.

- Les Croisades contredisent de nombreuses paroles de Jésus, dont celle en Matthieu 26/52 "Rengaine ton glaive; car tous ceux qui prennent le glaive périront par le glaive." (BJ)

- L'Inquisition, établie à partir du 12e siècle jusqu'au 19e siècle, jugeait arbitrairement, condamnait et torturait ceux qui ne partageaient pas la foi catholique. Elle contredit totalement les enseignements de Jésus, notamment Marc 9/38-40 (ne les empêchez pas) et Matthieu 13/29 (laissez pousser l'ivraie et le blé).

- Les Conquêtes sud américaines, au nom du Christ, ont été l'occasion de massacres et de conversions forcées indignes du Christ.

- A travers le dogme des Indulgences, les papes ont souvent recherché l'enrichissement personnel et de l'église à tout prix. Pensons que la Basilique Saint-Pierre de Rome a été bâtie avec les millions récoltés par la vente des indulgences (d'où la colère du moine Luther, devenu le grand réformateur).

Cela contredit Matthieu 10/8 "Guérissez les malades, ressuscitez les morts, purifiez les lépreux, expulsez les démons. Vous avez reçu gratuitement, donnez gratuitement." (BJ);

1Pierre 5/2 "Paissez le troupeau de Dieu qui vous est confié, veillant sur lui, non par contrainte, mais de bon gré, selon Dieu; non pour un gain sordide, mais avec l’élan du cœur" (BJ)

et Actes 8/20 "Mais Pierre lui répliqua: Périsse ton argent, et toi avec lui, puisque tu as cru acheter le don de Dieu à prix d’argent!" (BJ).

- Les luttes de pouvoir et les divisions n'ont pas été évitées par la présence d'un pape. D'ailleurs, il y a eu jusqu'à trois hommes se déclarant pape au même moment au 14e siècle.

- Surtout, les papes ont très longtemps interdit la lecture et la traduction de la Bible en langue vernaculaire (autre que le latin, réservé aux érudits). Plusieurs décrets papaux en témoignent :

1229 Concile de Toulouse interdit aux laïcs de posséder la Bible en langue vulgaire. Les colporteurs risquent leur vie pour apporter la Bible en langue vulgaire.

1546 Le Concile de Trente interdit de posséder une Bible sans l’autorisation du clergé.

1816 Le pape Pie VII condamne la distribution des Ecritures au peuple.

1825 Le pape Léon XII exige que l’interdiction du Concile de Trente concernant la distribution des Ecritures soit réinstallée.

1829 Le pape Pie VIII condamne les Sociétés Bibliques et la distribution des Ecritures.

1845 Le pape Grégoire XVI idem.

1864 Le pape Pie IX idem.

1897 Le pape Léon XIII idem.

Conclusion –

Au regard de la Bible et de l'histoire, on peut conclure que :

            --> La papauté n'a pas été instituée par Christ.

            --> La papauté a usurpé le rôle de Christ.

            --> La papauté a déshonoré le nom de Jésus-Christ.

            --> La papauté s'est mise en travers des croyants fidèles aux Saintes Ecritures.

 

- Le pécheur n'a pas besoin du pape pour trouver le salut. Il doit se tourner directement vers Jésus-Christ, qui est toujours vivant pour le pardonner et le sauver du jugement éternel. La foi en Christ se nourrit des paroles de Dieu consignées et préservées dans la Sainte Bible.

- Le chrétien n'a pas plus besoin du pape que le non-croyant, puisque Christ en partant nous a laissés un autre Consolateur, le Saint-Esprit qui nous conduit dans toute la vérité.

Par Emmanuel Bozzi - Publié dans : regardbiblique
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Mercredi 10 septembre 2008
Le Ramadan est le neuvième mois musulman. C'est pendant ce mois qu'a lieu le jeûne du Ramadan où le musulman s'engage à ne prendre ni nourriture ni boisson ni relation sexuelle  entre le lever et le coucher du soleil. Cette tradition remonte au septième siècle et vient du prophète Mohammed.

Ramadan vient d'une racine arabe rmd qui signifie "chaleur brûlante, sécheresse". Ce nom vient du fait que ce mois en Arabie était très chaud et sec. Mais il a aussi un sens symbolique : la faim et la soif qui brûle la bouche pendant la journée.

L'Islam enseigne que l'ange Gabriel a commencé à révéler le Coran à Mohammed pendant le mois de Ramadan.

"ô les croyants ! On vous a prescrit as-Siyam comme on l'a prescrit à ceux d'avant vous, ainsi atteindrez-vous la piété, pendant un nombre déterminé de jours. Quiconque d'entre vous est malade ou en voyage, devra jeûner un nombre égal d'autres jours. Mais pour ceux qui ne pourraient le supporter (qu'avec grande difficulté), il y a une compensation : nourrir un pauvre. Et si quelqu'un fait plus de son propre gré, c'est pour lui; mais il est mieux pour vous de jeûner; si vous saviez ! (Ces jours sont) le mois de Ramadan au cours duquel le Coran a été descendu comme guide pour les gens, et preuves claires de la bonne direction et du discernement. Donc quiconque d'entre vous est présent en ce mois, qu'il jeûne ! Et quiconque est malade ou en voyage, alors qu'il jeûne un nombre égal d'autres jours." (Le Coran, Sourate N°2, v.183-185, Traduction de Mouhammad Hamidullah).


L'origine du Ramadan

Les musulmans connaissent peu l'emprunt du Ramadan au jeûne des juifs pendant Yom Kippour. Le mot jeûne en arabe "Siyam" est directement pris sur l'hébreu "Tzom". L'époque du Yom Kippour (jour des expiations) est le 10e jour du 7e mois hébreu, c'est-à-dire autour de Septembre. Mohammed était en contact avec des tribus juives et au début de son ministère il a recommandé le jeûne d'une journée de Yom Kippour, appelé Ashura (proche de l'hébreu Asor = 10e) en priant vers Jérusalem. Quand il a compris que les juifs rejetaient ses révélations, Mohammed a changé le jeûne d'Ashura en jeûne du Ramadan, un jeûne identique mais beaucoup plus long (1 mois au lieu d'un jour). Il recommanda également que la prière soit faite vers la Mecque et non plus vers Jérusalem.

 

Le but du Ramadan

Le jeûne du Ramadan est l'un des 5 piliers de l'Islam.

Il a pour but d'apprendre la souffrance et l'humilité en servant Allah. Il doit aussi être un temps de prière plus assidue.

Il est aussi une condition pour entrer au Paradis.

Les musulmans qui tiennent le jeûne sans faillir peuvent recevoir le pardon de leurs péchés. C'est ce que dit le Hâdith compilé par Al-Bukhari : "Abu Huraira a dit :  L'apôtre d'Allah a dit : "Quiconque fait des prières pendant la nuit du Ramadan, avec fidélité et d'une foi sincère en espérant obtenir les récompenses d'Allah, tous ses péchés passés lui seront pardonnés." (Volume 1, Livre 2, §36).

 

Le jeûne dans la Bible

Bien avant Mohammed, le jeûne religieux était pratiqué par les croyants juifs de la Bible. Le roi Josaphat, par ex., attaqué par une coalition armée, "se disposa à chercher l’Eternel, et il publia un jeûne pour tout Juda." (2 Chroniques 20:3). Pour les fêtes religieuses, l'Eternel exigeait un "sabbat" (cessation de toute activité séculière) mais pas forcément un jeûne. Il semble néanmoins que les juifs aient eu pour coutume de jeûner lors de ces fêtes (voir Zacharie 8:19). Pour le Yom Kippour (jour des expiations), Dieu demandait aux croyants de s'humilier (Lévitique 23:27). Dans la Bible, le jeûne est très souvent associé à l'humiliation et la prière : "Maintenant encore, dit l’Eternel, Revenez à moi de tout votre coeur, Avec des jeûnes, avec des pleurs et des lamentations!" (Joël 2:12).

 

La mauvaise attitude dans le jeûne

Avec les vrais croyants se mélangent toujours des hypocrites qui s'occupent plus de l'apparence que du cœur. Chez les juifs, il y avait des personnes qui jeûnaient avec ostentation, en montrant à tout le monde leur abnégation, en en faisant un sujet de vanité tout en se comportant comme des incroyants.

Qu'est-ce qui a de la valeur aux yeux de Dieu ? Le fait que j'ai tenu 15 heures sans manger ni boire ? Ou le fait que je cherche Sa face, que je cherche à le connaître et à pratique Sa justice ?

Jésus en a parlé : "Lorsque vous jeûnez, ne prenez pas un air triste, comme les hypocrites, qui se rendent le visage tout défait, pour montrer aux hommes qu’ils jeûnent. Je vous le dis en vérité, ils reçoivent leur récompense. Mais quand tu jeûnes, parfume ta tête et lave ton visage, afin de ne pas montrer aux hommes que tu jeûnes, mais à ton Père qui est là dans le lieu secret; et ton Père, qui voit dans le secret, te le rendra." (Matthieu 6:16-18).

Esaïe, 700 ans avant Jésus-Christ, dénonçait déjà la mauvaise attitude dans le jeûne : "Voici, le jour de votre jeûne, vous vous livrez à vos penchants, et vous traitez durement tous vos mercenaires. Voici, vous jeûnez pour disputer et vous quereller, pour frapper méchamment du poing; vous ne jeûnez pas comme le veut ce jour, pour que votre voix soit entendue en haut." (Esaïe 58:3-4).

Combien pratiquent le jeûne du Ramadan d'un cœur sincèrement tourné vers Dieu ? Quand on les interroge sur le jeûne, une majorité parle de la difficulté de l'abstinence, de l'effort sur soi, mais combien peuvent parler de leur Dieu, de ses qualités ?

 

Le jeûne selon Dieu

Esaïe décrit le jeûne auquel Dieu prend vraiment plaisir : "Voici le jeûne auquel je prends plaisir:

Détache les chaînes de la méchanceté, Dénoue les liens de la servitude, Renvoie libres les opprimés, Et que l’on rompe toute espèce de joug;

Partage ton pain avec celui qui a faim, Et fais entrer dans ta maison les malheureux sans asile;

Si tu vois un homme nu, couvre-le, Et ne te détourne pas de ton semblable.

Alors ta lumière poindra comme l’aurore, Et ta guérison germera promptement; Ta justice marchera devant toi, Et la gloire de l’Eternel t’accompagnera. Alors tu appelleras, et l’Eternel répondra; Tu crieras, et il dira: Me voici!

Si tu éloignes du milieu de toi le joug, Les gestes menaçants et les discours injurieux."

(Esaïe 58:6-9).

 

Conclusion

Le jeûne n'est pas une fin en soi, mais un moyen de s'approcher de Dieu avec plus de concentration et de ferveur. Si le jeûne est un sujet d'orgueil, il est mauvais. Si le jeûne n'est qu'une apparence pour continuer à agir injustement, il est mauvais.

Le jeûne ne peut accorder le pardon des péchés et l'entrée au Paradis, parce qu'il ne résout pas la question du jugement de Dieu sur les péchés.

Dans l'Ancien Testament, comment était résolue cette question des péchés ? Par le sacrifice d'animaux ordonné par Dieu, à la place des hommes.

Dans le Nouveau Testament, comment est résolue cette question des péchés ? Par le sacrifice de Jésus pour les péchés des hommes.

Pour m'approcher de Dieu, j'ai besoin de reconnaître ma petitesse et mes péchés devant mon Créateur. Pour être accepté par Lui, mes sacrifices extérieurs seront insuffisants. Seule la foi en Jésus le Médiateur m'ouvre la Porte du ciel :

"Car il y a un seul Dieu, et aussi un seul médiateur entre Dieu et les hommes, Jésus-Christ homme, qui s’est donné lui-même en rançon pour tous. C’est là le témoignage rendu en son propre temps." (1 Timothée 2:5-6).

Par Emmanuel Bozzi - Publié dans : regardbiblique
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