Le samedi 06 mai 2006, le gardien d'un immeuble à Etampes a retrouvé dans un local poubelles un nouveau-né encore vivant jeté par le vide-ordures. (http://archquo.nouvelobs.com/cgi/articles?ad=societe/20060506.FAP4980.html&host=http://permanent.nouvelobs.com/)
Ce fait divers s'est bien terminé pour ce bébé dont la vie avait pourtant mal commencé. Il existe malheureusement de nombreux autres cas dans le monde où le nouveau-né est tué par sa mère avant d'être jeté dans les ordures.
L'enquête a rapidement permis de retrouver une adolescente de l'immeuble qui avait accouché en secret et avait jeté son nouveau-né dans le vide-ordures. Elle risque la prison pour infanticide.
Ce fait divers provoque chez moi plusieurs réflexions et suscite l'incompréhension totale.
1) Peut-on parler d'un pays civilisé, d'évolution de l'homme quand une jeune fille est capable de jeter son nouveau-né dans un vide-ordures ? Quelles valeurs sont donc transmises à ces jeunes gens ? En rejetant la loi de Dieu (les Dix Commandements, entre autres) nos sociétés ont jeté ce bébé à la poubelle. La vie humaine n'a plus beaucoup de valeur, ce qui compte c'est le plaisir égoïste et immédiat, la pulsion même. La loi de Dieu dans la Bible est une loi d'amour qui vise à protéger l'être humain de la barbarie et à l'aider à connaître son Créateur qui l'aime. Les lois de nos sociétés occidentales n'ont qu'un but : protéger notre égoïsme.
2) La justice française menace de condamner cette adolescente pour infanticide.
Il y a chaque année en France autour de 200.000 enfants qui sont tués dans le sein de leur mère par avortement (pour 800.000 qu'on laisse vivre). La loi Veil autorisant l'avortement protège ces infanticides.
Mais si un enfant est éliminé après sa naissance, celui ou celle qui le tue va en prison. Est-ce juste, est-ce logique, est-ce cohérent ?
2) On fait une différence entre "une interruption volontaire de grossesse" dans le sein maternel, et "un infanticide" hors du sein maternel.
D'abord, l'expression I.V.G. est très hypocrite. Il fallait donner un nom un peu scientifique à une mise à mort qui est, la plupart du temps, sans raison autrement valable qu'un refus d'avoir un bébé à ce moment-là ou la probabilité d'un handicap aussi petit soit-il (bec de lièvre, par ex. comme ce fut le cas en Grande-Bretagne en 2005). Il ne s'agit pas d'une interruption mais d'une mise à mort. Elle n'est pas toujours volontaire car le cas de femmes qui subissent un chantage de leur conjoint est élevé.
Le bébé est donc moins bien défendu par la société quand il est dans le sein de sa mère qu'en-dehors. Cela est injuste et même effrayant : le sein maternel n'est-il pas un symbole de protection et d'abri ?
Comment la société justifie-t-elle cette différence ? En modifiant le statut de l'enfant : dans le sein maternel il est un foetus, un morceau de la femme (et un déchet opératoire après l'avortement) et hors du sein il devient une personne juridique (pour plus de détails, lire ici http://www.droit.univ-paris5.fr/cddm/modules.php?name=News&file=article&sid=10). Je précise que cela n'est pas scientifique : le corps du bébé est génétiquement différent de celui de sa mère; il fabrique son propre sang (souvent d'un groupe sanguin différent). Le simple fait qu'il soit totalement dépendant de sa mère n'en fait pas "un appendice" du corps de la femme. Un nouveau-né est lui aussi totalement dépendant de ses parents et il meurt s'il ne reçoit pas un minimum de soins. Il est pourtant un enfant et une personne juridique distincte de sa mère.
On permet un avortement quand le bébé "n'est pas désiré". Cette adolescente d'Etampes ne désirait pas ce bébé non plus, mais elle risque quand même d'être condamnée pour tentative d'infanticide. Il y a deux poids deux mesures.
3) Qu'enseigne la Bible ?
-- La Parole de Dieu montre que le Créateur connaît l'être humain depuis le sein de sa mère :
“Je te loue de ce que je suis une créature si merveilleuse. Tes oeuvres sont admirables, et mon âme le reconnaît bien. Mon corps n’était point caché devant toi, lorsque j’ai été fait dans un lieu secret, tissé dans les profondeurs de la terre. Quand je n’étais qu’une masse informe, tes yeux me voyaient; et sur ton livre étaient tous inscrits les jours qui m’étaient destinés, avant qu’aucun d’eux existe.” (Psaumes 139:14-16)
-- La Parole de Dieu insiste sur la valeur du foetus, égale à celle d'un être déjà né :
“Si des hommes se querellent, et qu’ils heurtent une femme enceinte, et la fassent accoucher, sans autre accident, ils seront punis d’une amende imposée par le mari de la femme, et qu’ils paieront devant les juges. Mais s’il y a un accident, tu donneras vie pour vie.” (Exode 21:22-23) Cela nous fait penser à l'amendement que le député Jean-Paul Garraud (Gironde) a déposé en 2003 à l'Assemblée Nationale (http://www.assemblee-nationale.fr/12/cra/2002-2003/226.asp) pour tenir compte de la mort d'un bébé à naître lors d'un accident de voiture. Devant le tollé général, l'amendement n'a pas été retenu.
-- La Parole de Dieu interdit tout assassinat et demande la peine de mort pour tout assassin :
“Si quelqu’un verse le sang de l’homme, par l’homme son sang sera versé; car Dieu a fait l’homme à son image.” (Genèse 9:6)
-- La Parole de Dieu montre qu'un enfant est toujours une bénédiction :
“Voici, des fils sont un héritage de l’Eternel, Le fruit des entrailles est une récompense.” (Psaumes 127:3)
-- La Parole de Dieu montre que Dieu aime toutes ses créatures et l'a prouvé en se sacrifiant pour nos péchés :
“Car, lorsque nous étions encore sans force, Christ, au temps marqué, est mort pour des impies. A peine mourrait-on pour un juste; quelqu’un peut-être mourrait-il pour un homme de bien. Mais Dieu prouve son amour envers nous, en ce que, lorsque nous étions encore des pécheurs, Christ est mort pour nous.” (Romains 5:6-8)
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Ce manuscrit sur papyrus avait été découvert dans le désert égyptien en 1970 comme une partie du Codex Tchacos. Passé aux mains d'antiquaires avides d'argent, il n'a pu arriver aux mains des scientifiques qu'à partir de 2001. Aujourd'hui, la traduction en plusieurs langues de notre époque permet de le révéler au grand public.