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Jeudi 30 août 2007

En cette fin août 2007, les publicitaires tentent de réveiller leurs clients potentiels. Deux publicités en particulier m'ont interpellé : une d'une société d'assurances (visible en page d'accueil de leur site) et une autre d'un fabricant de vêtements. J'en parle ici parce que les deux ont un côté spirituel intéressant.

1) La première pub, celle de l'assureur commence ainsi : "Je suis mort ce matin. Ca, c'était pas prévu."

Il est rare que le sujet de notre mort soit exposé si clairement. Nous avons l'habitude de nous voiler la face à ce sujet, de repousser le plus loin possible l'échéance, de penser : la mort, ça n'arrive qu'aux autres.

Mais pourtant, la mort est l'échéance qui nous attend tous, hommes et femmes, riches et pauvres, jeunes et moins jeunes, croyants et non-croyants :
“L’homme n’est pas maître de son souffle pour pouvoir le retenir, et il n’a aucune puissance sur le jour de la mort; il n’y a point de délivrance dans ce combat, et la méchanceté ne saurait sauver les méchants.” (Ecclésiaste 8:8)

La Bible parle très concrètement de la mort : c'est un événément qui n'était pas voulu dans le plan de Dieu, mais qui est une conséquence de la désobéissance de l'homme envers son créateur. C'est un jugement sur la race humaine afin que les méchants ne puissent pas détruire les autres éternellement. C'est un jugement sur tous les hommes parce que tous ont péché...

La Bible présente aussi la solution de Dieu à la mort. Dans la Bible, la mort n'est pas inéluctable, invincible, indétrônable. Au contraire, elle est un ennemi vaincu. Dans les Psaumes, le Roi David exprime son assurance à ce sujet : “Mais Dieu sauvera mon âme du séjour des morts, Car il me prendra sous sa protection.” (Psaumes 49:15). L'écrivain inspiré Job exprime la même certitude : “Mais je sais que mon rédempteur est vivant, Et qu’il se lèvera le dernier sur la terre. Quand ma peau sera détruite, il se lèvera; Quand je n’aurai plus de chair, je verrai Dieu.” (Job 19:25-26)

C'est Jésus le Messie qui a vaincu la mort par son sacrifice sur la croix et sa résurrection d'entre les morts.
En donnant sa vie pour tous les hommes, l'homme parfait Jésus a payé notre dette envers Dieu. Celui ou celle qui prend Jésus pour Sauveur et Seigneur est donc pardonné de toutes ses fautes et n'est plus sous la condamnation de la mort.
Si Jésus était resté dans la tombe, il n'y aurait aucune espérance. Mais sa résurrection glorieuse prouve que la mort n'avait pas de pouvoir sur lui : “Dieu l’a ressuscité, en le délivrant des liens de la mort, parce qu’il n’était pas possible qu’il fût retenu par elle.” (Actes 2:24)


Si la mort vous angoisse et si vous n'êtes pas prêt à mourir, lisez l'Evangile et placez votre confiance en Jésus-Christ qui a vaincu la mort pour vous, “sachant que celui qui a ressuscité le Seigneur Jésus nous ressuscitera aussi avec Jésus, et nous fera paraître avec vous en sa présence.” (2 Corinthiens 4:14)


Au sujet de la mort, il existe un petit tract à lire en ligne qui s'intitule "LE FILM DE VOTRE VIE" et qui en interpellera plus d'un sur le fait d'être prêt à rencontrer son créateur avant qu'il ne soit trop tard.

2) La deuxième pub qui fait réfléchir ne contient qu'une parole, en anglais : "ARE YOU ALIVE?"
Traduction : êtes-vous vivant ? avez-vous une vie qui compte ? un sens à votre vie ? une énergie qui vous porte ?

C'est un autre thème très présent dans le Nouveau Testament (NT).
Il y est écrit que si nous sommes coupés de Dieu, nous sommes morts, non pas physiquement, mais spirituellement.
L'apôtre Paul parle de deux catégories d'humains sur terre : “Nous sommes, en effet, pour Dieu la bonne odeur de Christ, parmi ceux qui sont sauvés et parmi ceux qui périssent :” (2 Corinthiens 2:15)
Il y a ceux qui sont sauvés, qui échapperont à la mort éternelle parce qu'ils se sont repentis et ont pris Jésus pour Sauveur; et il y a ceux qui périssent, qui sont sur le chemin large de la perdition et qui seront séparés éternellement de Dieu et du bonheur s'ils ne se repentent pas avant leur mort.

Dans quelle catégorie vous trouvez-vous ? Etes-vous de ceux qui sont sauvés, ou de ceux qui périssent ?
Le choix est entre vos mains. Dieu a tout fait pour que tous aient une chance d'être sauvés. Il a envoyé Jésus comme Sauveur pour payer notre dette. C'est à vous maintenant de l'accepter ou de le refuser avec les conséquences qui vont avec.

Are you alive ? Or are you dead ?

Par Emmanuel Bozzi
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Jeudi 2 août 2007

L'actualité de cette fin juillet 2007 a mis à jour un phénomène récurrent chez les islamistes : la prise d'otages et l'exécution de certains d'entre eux pour obtenir des compensations. Cette fois, ce sont des chrétiens nord-coréens en voyage humanitaire en Afghanistan qui en ont fait les frais. A l'heure où j'écris, deux hommes ont été exécutés par les Taliban tandis que le gouvernement afghan ne cède pas un pouce à leurs revendications.

Le contraste est frappant : des protestants nord-coréens viennent apporter une aide humanitaire à la population afghane au nom de leur Sauveur Jésus-Christ, et les Taliban les remercient en les kidnappant et en assassinant deux hommes.

Qui étaient ces coréens ?

Ces coréens n'étaient pas des soldats (la plupart sont des femmes). Ils sont venus motivés par l'amour de Dieu et ont risqué leur vie pour aider une population qui vit dans des conditions très difficiles.
Une polémique enfle les accusant d'être insensés en venant évangéliser chez les Taliban ! S'il est vrai qu'ils ont pris un risque (contre les avertissements de leur gouvernement), ils n'étaient pas un groupe d'évangélistes, mais d'aides humanitaires. Voici ce qu'on déclaré les autorités de l'Eglise Saemmul d'où venait ce groupe :
"Ils venaient là-bas pour aider les docteurs dans les hôpitaux et les enseignants dans les écoles. Ils ne peuvent pas évangéliser parce qu'ils ne parlent pas le Dari". Le pastor Park continue en disant que "l'Afghanistan est l'un des pays les plus pauvres du monde en ce moment et nous voulions les aider à construire des hôpitaux, des écoles et des ponts." (source
FinancialTimes.com).

Un crime de guerre.
Les Taliban défendent leur geste en disant que la prise d'otage est un moyen de combattre les ennemis de l'Islam.
Le gouvernement afghan (aussi afghan que les Taliban) dénonce cette prise d'otage comme un crime de guerre.
Idem. pour Irene Khan, secrétaire général d'Amnesty, qui a indiqué : "Prendre des otages est un manquement flagrant au droit humanitaire international. Il n'y a aucune exception à cette règle ni aucune justification pour l'enfreindre". "La prise d'otages et l'exécution d'otages sont des crimes de guerre et leurs auteurs doivent être traduits devant la justice", a-t-elle ajouté. "Aucune rancune, idéologie politique ou conviction religieuse ne justifie ou n'excuse que de telles violations soient perpétrées. Tous les otages doivent être libérés immédiatement, sans condition et sans davantage de souffrances", a souligné Irene Khan.

Qu'en dit la tradition musulmane ?

Il est vrai que le Coran et la Sunna autorisent la prise d'otages. La loi sur le sort des prisonniers de guerre est couramment débattue dans la communauté musulmane, mais la plupart des commentateurs sont d'accord.
Un article paru dans la Revue Militaire Canadienne détaille bien la question pour ceux qui veulent savoir.


Plusieurs versets du Coran traitent de la question des prisonniers de guerre.

Le plus conciliant est dans la Sourate 47, versets 4-5

« Quand vous rencontrerez les infidèles, tuez-les jusqu’à en faire un grand carnage, et serrez les entraves des captifs que vous aurez faits. Ensuite, vous les mettrez en liberté, ou les rendrez moyennant une rançon, lorsque la guerre aura cessé. »

S'il y a des captifs, lit-on, il faut soit les remettre en liberté soit les libérer au prix d'une rançon. Mais il n'est pas question d'exécuter qui que ce soit. De toutes façons, ces versets sont abrogés par des versets postérieurs. Oui, c'est une règle de l'interprétation du Coran que certains versets en abrogent d'autres quand ils se contredisent.

Un autre passage concernant les prisonniers est celui-ci : Sourate 9, verset 5

« Les mois sacrés expirés, tuez les idolâtres partout où vous les trouverez, faites-les prisonniers, assiégez-les et guettez-les dans toute embuscade; mais s’ils se convertissent, s’ils observent la prière, s’ils font l’aumône, alors laissez-les tranquilles, car Dieu est indulgent et miséricordieux. »

L'exécution de tout idolâtre, qu'ils soit soldat ou civil, est encouragée ici. Le seul salut qu'il leur reste est de se convertir à l'Islam, faute de quoi l'exécution est ici encouragée et autorisée par le Coran. Mohammed lui-même a exécuté des prisonniers lors de ses combats.

Le grand commentateur du Coran et de la Sunna,
l'imam Tabari (9e s. après J.C.) explique ainsi ces sourates :

" L'interprétation correcte de ce verset implique que le choix a été donné au Prophète : de se montrer généreux, de rançonner ou de tuer les prisonniers. Ceci s'applique aussi aux chefs des musulmans après le Prophète. L'exécution (des prisonniers) n'a pas été mentionnée dans ce verset car elle l'avait été dans d'autres "Tuez-les où que vous les trouviez". Cette position est telle parce que le Prophète tuait les prisonniers, les rançonnait, et se montrait généreux avec d'autres. Par exemple, le jour de la bataille de Badr, il (le Prophète) ordonna de tuer 'Uqba Ibn Abi Muit qui avait été capturé au préalable. Le Prophète ordonna aussi de tuer les juifs des Banu Qurayzah bien qu'ils étaient sous la protection de Sa'd qui était susceptible de les relâcher et/ou de les rançonner."

Les imams et sheiks modernes sont du même avis. Voici par ex. le commentaire du
Sheikh Faysal Mawlawî (Vice-Président du Conseil Européen de la Recherche et de l’Emission de Fatwâ) : 
"Concernant les prisonniers de guerre, le Dirigeant de la Communauté (Imâm) a le choix entre quatre solutions. Deux de ces solutions ont été mentionnées dans le Noble Coran : il s’agit de la libération gratuite et de la libération moyennant une rançon. Les juristes ont ajouté à ces deux solutions, mentionnées dans le Noble Coran, deux autres solutions, et ce, conformément à ce que fit le Messager de Dieu, paix et bénédiction sur lui : il s’agit dans ce cas de l’exécution et de l’asservissement. Ces deux solutions sont considérées comme faisant partie de la politique légale et le Dirigeant de la Communauté peut y recourir s’il existe des motifs qui le justifient."

Qu'en dit le Nouveau Testament ?

Jésus de Nazareth n'a jamais utilisé la violence ou les armes. Ils n'a jamais été un chef de guerre. Il a toujours répondu à la violence par le silence ou par l'amour.

“Remets ton épée à sa place; car tous ceux qui prendront l’épée périront par l’épée.” (Matthieu 26:52)

“Mais moi, je vous dis de ne pas résister au méchant. Si quelqu’un te frappe sur la joue droite, présente-lui aussi l’autre.” (Matthieu 5:39)

“Jésus dit: Père, pardonne-leur, car ils ne savent ce qu’ils font.” (Luc 23:34)

“Lui [Jésus] qui n’a point commis de péché, et dans la bouche duquel il ne s’est point trouvé de fraude; lui qui, injurié, ne rendait point d’injures, maltraité, ne faisait point de menaces, mais s’en remettait à celui qui juge justement.” (1 Pierre 2:22-23)

Le NT condamne même les preneurs d'otages : 
“...ni les voleurs, ni les cupides, ni les ivrognes, ni les outrageux, ni les ravisseurs, n’hériteront le royaume de Dieu.” (1 Corinthiens 6:10).

Il est vrai que l'église de Rome n'a pas suivi les ordres de Jésus-Christ, et s'est mise à imposer ses croyances au monde par la force et par l'épée. L'inquisition et les croisades ont été faites contre les paroles de Jésus lui-même.

Les protestants coréens sont allés en Afghanistan animés de cet amour de Jésus. Ils savaient qu'ils prenaient des risques et ils doivent considérer leur situation comme celle de martyrs pour le nom de Jésus et refuser tout acte de violence en réponse aux actions des Taliban.

Quant aux Taliban qui prétendent défendre l'Islam, ils utilisent des moyens lâches pour obtenir de l'argent ou la libération de leurs prisonniers. La prise d'otages civils est l'acte le plus lâche qui soit. Mais ils révèlent aussi leur haine des chrétiens (ils ont tué le pasteur en premier) alimentée par l'endoctrinement et l'ignorance de l'Evangile de Jésus-Christ.

Par Emmanuel Bozzi - Publié dans : regardbiblique
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Samedi 28 juillet 2007

Le 10 Juillet 2007, le cardinal William Levada, qui préside au Vatican la Congrégation pour la Doctrine de la Foi, cet organe de l'Eglise de Rome qui préserve et réaffirme le dogme romain, a fait sensation en expliquant que seule l'Eglise Catholique pouvait se prévaloir du titre "d'Eglise", grâce à sa succession apostolique.

William Levada est le successeur du Cardinal Ratzinger, devenu pape entre temps.
Le texte intégral en français est disponible ici.

Pour autant, son affirmation n'est pas nouvelle. Le texte de Levada reprend intégralement celui de Ratzinger en son temps, intitulé Dominus Jesus, ainsi que les affirmations du document conciliaire de 1964 (Vatican 2) Lumen gentium, qui affirmait entre autres que "cette Église, constituée et organisée en ce monde comme une société, subsiste dans l'Église catholique gouvernée par le successeur de Pierre et les évêques en communion avec lui." (n.8.2).

Concernant les églises issues de la Réforme, le texte de Levada réaffirme que "selon la doctrine catholique, ces Communautés n'ont pas la succession apostolique dans le sacrement de l'ordre. Il leur manque dès lors un élément essentiel constitutif de l'Église." Elles ne sont donc pas des "églises", selon le dogme catholique.

Que penser de ce texte ?

- Il est un texte dogmatique conforme à l'église catholique romaine, qui rappelle ce que doit croire tout catholique obéissant à l'église.

- Il n'est pas un texte conforme aux Saintes Ecritures inspirées par le Seigneur Jésus-Christ. D'ailleurs, IL NE CITE AUCUN VERSET BIBLIQUE. Cela montre que l'église de Rome se place au-dessus même de la Parole de Dieu.

- Il révèle le visage sectaire de l'église de Rome.
Elle prétend être la seule église et même le seul moyen de salut. Le texte Lumen Gentium au §14 est explicite : "Aussi ne pourraient-ils pas être sauvés, ceux qui, sans ignorer que Dieu, par Jésus-Christ, a établi l'Eglise catholique comme nécessaire, refuseraient cependant d'y entrer ou de demeurer en elle."
Cela est répété dans le Catéchisme de l'Eglise Catholique (§846-848) : "Appuyé sur la Sainte Écriture et sur la Tradition, le Concile enseigne que cette Église en marche sur la terre est nécessaire au salut. Seul en effet le Christ est médiateur et nécessaire au salut : or, il nous devient présent en son Corps qui est l'Église. et en nous enseignant expressément les nécessité de la foi et du Baptême, c'est la nécessité de l'Église elle-même dans laquelle les hommes entrent par la porte du Baptême, qu'Il nous a confirmée en même temps. C'est pourquoi ceux qui refuseraient soit d'entrer dans l'Église catholique, soit d'y persévérer, alors qu'ils la sauraient fondée de Dieu par Jésus-Christ comme nécessaire, ceux-là ne pourraient être sauvés."

- Enfin, ce texte explique aussi que l'Eglise a été "constituée et organisée en ce monde comme une société".
L'église de Rome est effectivement une grosse société hiérarchisée dont l'histoire tumultueuse montre que son but a plus été d'asseoir et de perpétuer son pouvoir terrestre que de promouvoir et vivre le Royaume spirituel de Jésus-Christ.
Dans le NT, l'Eglise n'est pas présentée comme une société terrestre, mais bien comme un royaume spirituel : "Je leur ai donné ta parole; et le monde les a haïs, parce qu’ils ne sont pas du monde, comme moi je ne suis pas du monde." (Jean 17:14). Le Royaume que Jésus est venu apporter et annoncer est appelé dans les Evangiles "le Royaume des Cieux".
Le Temple de Dieu n'est pas constitué des bâtiments catholiques, aussi grandioses soient-ils, mais du corps des croyants : "Ne savez-vous pas que vous êtes le temple de Dieu, et que l’Esprit de Dieu habite en vous?" (1 Corinthiens 3:16).

Sur quoi l'église de Rome base-t-elle son titre de "seule église de Jésus-Christ" ?

- De ce texte de Levada et les autres textes équivalents, il ressort que la succession apostolique à partir de l'apôtre Pierre est fondamentale aux yeux du Vatican.
Or, cette succession est éminemment contestable Bible en main.
Quand on étudie la personne de Pierre, on découvre plusieurs faits qui démentent sa prééminence sur les autres apôtres :
 

- C'est Pierre qui renie le plus honteusement Jésus lors de son arrestation.
- C'est à Pierre que Jésus dit : "Arrière de moi Satan..." (Matthieu 16:23).
- C'est Jacques qui préside le premier concile à Jérusalem (Actes 15:13).
- Pierre était l'apôtre des Juifs et non le chef de toute l'Eglise (Galates 2:8).
- Pierre a été repris par un apôtre qui ne faisait pas partie des 12, l'apôtre Paul (Galates 2:14).
- Le seul chef suprême de l'Eglise dans le NT est Jésus-Christ ressuscité (Ephésiens 1:22).
- Pierre se nomme lui-même "un ancien parmi les anciens" (1Pierre 5:1).
- Pour la petite histoire, Pierre était marié puisque Jésus a guéri sa belle-mère (Matthieu 8:14). Paul mentionne aussi son épouse qu'il amenait avec lui (1 Corinthiens 9:5).

Quand à la parole de Jésus : "Tu es Pierre, et sur cette pierre je bâtirai mon église", elle ne dit pas que Pierre devient le chef de l'Eglise ni qu'il doit instituer des successeurs. Pierre lui-même interprète le sens de la pierre (en grec le Roc) dans sa lettre du NT : "Approchez-vous de lui [Jésus], pierre vivante, rejetée par les hommes, mais choisie et précieuse devant Dieu." (1 Pierre 2:4).
Pierre a joué un rôle crucial dans la formation de l'Eglise : il a prêché Jésus ressuscité à la foule des pèlerins juifs à Jérusalem pour la Pentecôte, ce qui a produit un immense réveil spirituel et la conversion de 3000 âmes. Pierre est aussi celui que Dieu a choisi pour annoncer l'Evangile au premier païen, le Centurion Corneille.

En conclusion

- Ce texte est sorti pour empêcher les catholiques engagés dans le mouvement oecuménique de s'approcher trop près des autres dénominations chrétiennes, voire même de les rejoindre !

- Le souci du Vatican, on l'entend sur toutes les radios, n'est pas de suivre la Vérité de Jésus-Christ et de proclamer la Bonne Nouvelle à tous les peuples, mais de perpétuer sa domination religieuse sur le monde.

- Aucune église ne peut prétendre détenir les grâces de Dieu à l'exception des autres. La grâce de Dieu est disponible pour tous ceux qui se tournent vers Lui et demandent pardon pour leurs péchés. L'Eglise de Jésus-Christ est un Corps spirituel et non une société terrestre

Par Emmanuel Bozzi - Publié dans : regardbiblique
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Vendredi 13 juillet 2007

Ecoutez l'émission LE DEBAT DU JOUR sur RFI avec le journaliste Jean-François CADET, le pasteur Emmanuel Bozzi et Isabelle Smadja, docteur en philosophie,

sur le sujet : HARRY POTTER EST-IL DANGEREUX POUR LES ENFANTS ?

cliquez sur ce lien : émission RFI Harry Potter (15mn mp3)

Par Emmanuel Bozzi - Publié dans : regardbiblique
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Mardi 10 juillet 2007

Ce mercredi 11 juillet 2007 sort le 5e film d'Harry Potter. Comme chaque fois, il suscite un engouement phénoménal. Sans parler du dernier opus, le septième, qui sortira en librairie le 21 juillet.

Harry Potter est-il inoffensif, utile, néfaste, dangereux ? Le phénomène mérite d'être étudié car des millions d'enfants et d'adultes suivent ses aventures avec beaucoup de passion.

Ce succès phénoménal révèle au moins deux choses, selon ma perception :

            - une soif spirituelle intense.

            - une ignorance spirituelle flagrante.

 

 

La soif spirituelle se manifeste par :

            - cette curiosité pour le monde invisible, le monde de la magie, le monde spirituel invisible qui influe sur notre réalité visible.

            - et par la question de l'origine des choses, qui sommes-nous, d'où venons-nous, où allons-nous ? auquel Harry Potter essaye de répondre pour lui-même.

 

L'ignorance spirituelle se révèle par la réponse apportée à cette soif :

- la magie, la sorcellerie, les techniques ésotériques, la confusion parfois entre le bien et le mal absolus.

- la nature a horreur du vide, et le vide laissé par l'abandon de la Bible et de la sagesse des paroles de Jésus est rempli par un retour à la sagesse du Paganisme ancien, mêlant réalité et magie, bien et mal, et qui s'oppose à la sagesse de Dieu.

- JK Rowling a bien vu que la science et la technique ne répondent pas à nos questions profondes, mais elle croit que l'homme peut trouver en lui-même ou dans une certaine force cosmique la réponse à ses questions.

- Les Saintes Ecritures nous montrent le chemin de la sagesse :

"Voici, la crainte du Seigneur, c'est la sagesse; S'éloigner du mal, c'est l'intelligence." (Job 28:28)

"La crainte de l'Eternel est le commencement de la sagesse; Les insensés méprisent la sagesse et l'instruction." (Proverbes 1:7)

"Confie-toi en l'Eternel de tout ton coeur, Et ne t'appuie pas sur ta sagesse;" (Proverbes 3:5)

“Oui, si tu appelles la sagesse, Et si tu élèves ta voix vers l’intelligence, Si tu la cherches comme l’argent, Si tu la poursuis comme un trésor, Alors tu comprendras la crainte de l’Eternel, Et tu trouveras la connaissance de Dieu. Car l’Eternel donne la sagesse; De sa bouche sortent la connaissance et l’intelligence;” (Proverbes 2:3-6).

Harry Potter est-il un simple conte de fées ? Je crois que non.

- Le récit devient de plus en plus sombre et violent, et s'adresse de moins en moins à des enfants.

- Les pratiques magiques de Poudlard sont beaucoup plus réalistes que dans un conte : voyance, divination, sortilèges, astrologie, runes, chiromancie, cristallomancie, numérologie sont pratiquées régulièrement dans nos villes et conduisent à beaucoup de troubles.

- Pourquoi ces pratiques occultes très réelles sont-elles mises en avant dans un ouvrage pour enfants ?

 

- Connaissant le don d'imitation et l'esprit malléable des enfants, n'est-il pas dangereux de les initier à des pratiques dangereuses ?

 

- Exemple : ces 3 pré-adolescentes suisses qui s'amusaient régulièrement avec un oui-ja (jeu qui permet à un esprit de l'au-delà de composer des mots à partir de lettres et d'une pointe en mouvement). Après plusieurs séances, "l'esprit" annonça que deux des filles mourraient dans l'année. Très choquées par l'annonce et obsédées par la mort, deux des filles se suicidèrent en sautant par la fenêtre non sans avoir laissé un mot expliquant leur geste.

Les angoisses de nos jeunes (divorce des parents, violences à l'école, jeux vidéo violents, agressivité permanente, etc.) ne vont pas être pacifiées par Harry Potter, même si pendant la lecture on peut se sentir mieux. La réalité finit par vous rattraper, et vous ne pouvez pas compter sur la magie ou sur vos forces pour vous sortir de certains mauvais pas.

Et c'est là que la foi en Dieu peut entrer en jeu pour apporter l'amour qui nous manque, le pardon, la paix, la joie profonde, et la sagesse qui nous font tant défaut.

 

Par Emmanuel Bozzi - Publié dans : regardbiblique
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