J'aimerais y répondre ici d'une façon concise.
1) Pourquoi la foule a-t-elle crié "crucifie-le!" ?
Le gouverneur Pilate, ne trouvant rien de mal en Jésus, avait l'habitude de relâcher un prisonnier pour la fête de Pâque. Il leur proposa naturellement Jésus. Mais la foule demanda que soit relâché plutôt Barabbas, un dangereux criminel.
Jésus n'avait fait que du bien aux gens. Il guérissait miraculeusement, écoutait les gens, les recevait le jour et la nuit. Il était aussi attentif aux enfants et aux femmes qu'aux hommes, aux pauvres qu'aux riches, aux païens qu'aux juifs pieux, aux gens de mauvaise vie qu'aux grenouilles de bénitiers.
Et pourtant ils ont crié "Relâche Barabbas !" puis au sujet de Jésus : "Crucifie-le !" avec certainement des yeux injectés de sang.
Que s'est-il passé pour que le faiseur de bien devienne soudain indésirable sur la terre ?
Non seulement l'ont-ils rejeté et haï à mort, mais encore se sont-ils moqués de lui. Les gardes du souverain sacrificateur, les soldats de Pilate, les chefs religieux devant la croix, ont ri de ses prétentions à s'appeler le Fils de Dieu, à se présenter comme le Messie.
Si vous êtes quelqu'un de dur, d'impitoyable, et que vous voyez un être humain torturé et agonisant sous vos yeux, ne ressentirez-vous pas un minimum de pitié ? Au moins serez-vous silencieux. Mais là, ils l'ont regardé souffrir sur la croix de torture et ils lui ont crié en rigolant de descendre s'il était vraiment fils de Dieu.
Cette haine vient du diable en personne. C'est une haine de foule, une haine aveugle. Gardez-vous-en ! Réfléchissez par vous mêmes, considérez la personne de Jésus et ce qu'Il a fait et ce qu'Il a dit.
2) Pourquoi Jésus a-t-il crié "Mon Dieu, Mon Dieu, pourquoi m'as-tu abandonné ?
Ce cri est celui de l'homme Jésus abandonné par Dieu son Père. Mais pourquoi est-il soudain abandonné ?
Il faut chercher une réponse dans l'Ancien Testament : le Psaume 22/4-6 tout d'abord, où ce cri est mentionné par David (1000 ans avant J.C.) avec des souffrances physiques atroces et des gens qui tournent autour en vociférant et en se moquant. On ne peut que penser à la crucifixion de Jésus. "Ils ont percé mes mains et mes pieds" dit David au verset 16 alors que le supplice de la crucifixion n'existait pas encore ! "Ils tirent au sort ma tunique" continue-t-il au verset 18.
Le Messie est abandonné parce qu'il souffre pour nous. Mais pourquoi souffre-t-il autant ?
Esaïe nous répond, au chap. 53 v.4-6 “Cependant, ce sont nos souffrances qu’il a portées, C’est de nos douleurs qu’il s’est chargé; Et nous l’avons considéré comme puni, Frappé de Dieu, et humilié. Mais il était blessé pour nos péchés, Brisé pour nos iniquités; Le châtiment qui nous donne la paix est tombé sur lui, Et c’est par ses meurtrissures que nous sommes guéris. Nous étions tous errants comme des brebis, Chacun suivait sa propre voie; Et l’Eternel a fait retomber sur lui l’iniquité de nous tous.”
Jésus a été frappé pour mes péchés, pour vos péchés. Il a été abandonné par le Père parce qu'il portait sur lui notre condamnation. Il a été condamné à notre place, lui le Juste pour des injustes. Le croyez-vous ?
3) Pourquoi Jésus ne s'est-il pas défendu ?
Ce fait est remarquable : lors de son procès inique, Jésus ne s'est jamais défendu et n'a pratiquement donné aucune réponse. A Pilate qui pouvait -et voulait- le relâcher, Jésus n'a rien répondu, alors qu'une phrase du genre "je suis innocent de ce dont on m'accuse" l'aurait rendu libre immédiatement.
La réponse est assez simple, ici : Jésus voulait mourir en sacrifice. Il a accepté cette mission terrible pour sauver l'humanité du mal qui la ronge. Du moins pour sauver ceux qui veulent être sauvés du mal et qui croient en Jésus-Christ !
Et puis Jésus savait que les chefs religieux de Jérusalem voulaient sa mort depuis longtemps. Ils se fichaient pas mal de l'innocence de Jésus ou de ses réponses. Ils cherchaient un moyen de le coincer. Se taire est la meilleure chose à faire face à des accusateurs bornés et endurcis.
Le prophète Esaïe, encore lui, avait "vécu" de façon prémonitoire ce moment 700 ans auparavant : “Il a été maltraité et opprimé, et il n’a point ouvert la bouche, semblable à un agneau qu’on mène à la boucherie, à une brebis muette devant ceux qui la tondent; Il n’a point ouvert la bouche.” (Esaïe 53/7).
4) Jésus est-il vraiment ressuscité, ou n'est-ce qu'une image symbolique ?
De moins en moins de chrétiens croient en la résurrection... C'est absurde car sans la résurrection, écrit l'apôtre Paul, notre foi est vaine et nous sommes encore dans nos péchés ! (1Corinthiens 15/17).
Quelles évidences avons-nous de la résurrection de Jésus ?
--> Un tombeau vide (on connaît par contre l'emplacement du tombeau d'Abraham, du tombeau de Mohammed ou du Stupa contenant les restes du Bouddha).
--> Des disciples transformés. Les disciples apeurés et fuyant au moment de l'arrestation de Jésus, deviennent des évangélistes indomptables après la résurrection. Pierre qui avait renié son Sauveur avec imprécations se lève 40 jours plus tard devant une foule de ses frères croyants venus à Jérusalem pour la Pentecôte (Shavouoth) et leur déclare sans ambages : “cet homme [Jésus], livré selon le dessein arrêté et selon la prescience de Dieu, vous l’avez crucifié, vous l’avez fait mourir par la main des impies.” (Actes 2:23) et ajoute “Dieu l’a ressuscité, en le délivrant des liens de la mort, parce qu’il n’était pas possible qu’il fût retenu par elle.” (v.24).
Pierre et Jean, Jacques, Etienne, puis Saul de Tarse, ennemi farouche qui devient l'apôtre le plus fervent, tout cela après la résurrection de Christ... comment l'expliquer autrement que par la résurrection...
--> L'absence de témoignage contradictoire : l'histoire révèle un jour ou l'autre la vérité sur les hommes... Mais l'histoire n'a jamais produit aucun texte du temps de Jésus stipulant que sa résurrection était un canular ou une manipulation.
Etes-vous prêt à considérer la résurrection de Jésus comme un fait historique ? Et la vôtre ? Ressusciterez-vous pour la vie éternelle ou pour la honte éternelle ?
“Et plusieurs qui dorment dans la poussière de la terre se réveilleront, les uns pour la vie éternelle, et les autres pour l’opprobre, pour être un objet d’horreur éternelle.” (Daniel 12:2 DRB3)
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Eric
Le Pasteur Olivier Derain, par ex., vante les mérites de
Benny Hinn. Je cite :